L’app Claude Desktop : chat, Cowork et Code dans une seule fenêtre.
Tu ouvres l’app Claude et tu tombes sur trois onglets, Chat, Cowork et Code, sans aucune explication sur pourquoi la même IA a besoin de trois portes. Alors tu utilises celle que tu connais, tu ignores les deux autres, et tu te demandes en silence ce que tu rates. La plupart des gens font tourner une machine à trois moteurs sur un seul moteur.
Voici le guide qu’Anthropic n’a pas écrit : à quoi sert chaque onglet, ce que chacun peut vraiment toucher sur ton ordinateur (c’est ça, la vraie différence), et ce que l’app desktop te donne que claude.ai dans un navigateur ne te donnera jamais. Elle tourne sur macOS 12+, Windows 10+, et Linux en bêta.
Le modèle mental : trois onglets, trois niveaux d’accès
Oublie les fonctionnalités une seconde. Les trois onglets sont trois niveaux de confiance pour tes fichiers :
- Chat : ne voit rien sur ton disque. C’est claude.ai dans une fenêtre native : tu envoies ce que tu veux qu’il lise. Zéro risque, zéro portée.
- Cowork : voit une copie isolée (sandbox) des dossiers que tu connectes explicitement. L’agent travaille dans une VM isolée ; ton système reste derrière la vitre. (Le guide complet de Cowork ici.)
- Code : voit directement ton dossier de projet. Pas de copie en sandbox : de vrais fichiers, de vraies modifications, avec les permissions et les checkpoints comme garde-fous.
Choisis l’onglet comme tu choisirais un collaborateur : Chat pour réfléchir, Cowork pour déléguer, Code pour construire. Une fois que tu tiens ce modèle, toute l’app prend son sens.
Ce que le desktop ajoute par rapport au navigateur
Deux choses que la version web ne peut structurellement pas faire :
- Des serveurs MCP locaux : des connecteurs qui tournent sur ta machine et atteignent tes outils et tes données en local, pas seulement des services web.
- Les Desktop Extensions (.mcpb) : ces mêmes connecteurs locaux, installés en un clic, sans chirurgie dans un fichier de config.
En plus : la planification, la gestion des sessions, et une app compagnon iOS. Avec Dispatch, tu lances une tâche depuis ton téléphone, et le desktop ou le cloud l’exécute.
L’onglet Code : un vrai atelier, pas un panneau de chat
Si tu ne connais Claude Code que comme une commande dans le terminal, l’onglet Code, c’est la version avec un cockpit :
- Des sessions en parallèle via les git worktrees : plusieurs tâches sur le même projet, chacune dans sa propre copie isolée, côte à côte.
- Des panneaux réorganisables : chat, diff, aperçu navigateur, terminal (Ctrl+`), éditeur de fichiers, plan, tâches, sous-agents. Tu montes la disposition dont ton travail a besoin.
- La revue des diffs avec commentaires par ligne : tu lis chaque modification proposée comme une pull request avant qu’elle soit appliquée, et tu commentes directement dans le code.
- Le suivi des PR et de la CI, avec des interrupteurs pour la correction auto et le merge auto.
- Les environnements : exécution en local, à distance, via SSH, ou dans WSL.
Les raccourcis à voler : Cmd+/ les liste tous ; Cmd+N ouvre une nouvelle session ; Ctrl+Tab fait défiler les sessions ; Cmd+Shift+D ouvre le diff.
Pas développeur ? Peu importe. Le même onglet range des fichiers, rédige des documents et automatise les parties pénibles. Ça mérite un guide à part entière.
Computer use : Claude prend la souris (avec prudence)
L’app desktop embarque aussi le computer use (l’utilisation de l’ordinateur) en research preview sur macOS et Windows : Claude voit l’écran et pilote les apps directement. La conception te dit tout du modèle de menace d’Anthropic :
- Pro et Max uniquement (volontairement pas encore Team ni Enterprise), et désactivé par défaut, derrière les permissions macOS Accessibilité et Enregistrement de l’écran.
- Des niveaux de permission par type d’app : les navigateurs sont en lecture seule (la vraie navigation passe par Claude in Chrome), les terminaux et les IDE en clic seulement, et tout le reste peut être piloté entièrement.
- Une autorisation par app et par session : tu autorises chaque app, à chaque fois (30 minutes pour les tâches Dispatch).
- Une hiérarchie d’outils : il préfère un connecteur à un outil dédié, et un outil dédié au contrôle brut de l’écran. La souris est le dernier recours, pas le tour de magie.
Cette réticence, c’est justement la fonctionnalité. Un agent qui ne prend la souris que quand aucun chemin plus propre n’existe, c’est un agent que tu peux vraiment laisser seul.
Une fenêtre, un problème de mémoire
Trois onglets, un manque en commun : aucun ne garde une mémoire profonde et portable de toi. Chat a la mémoire de claude.ai, Code lit ses fichiers de briefing : utile, mais superficiel et lié à chaque surface. Ton historique de travail, tes clients, tes standards ne te suivent pas d’un onglet à l’autre, d’un projet à l’autre, d’une machine à l’autre. Cette couche persistante, un assistant qui ouvre chaque session en te connaissant déjà, c’est ce que Klyr ajoute. Si c’est le manque sur lequel tu butes sans arrêt, regarde ce que coûte la couche de mémoire persistante.
FAQ
Quelle est la différence entre les trois onglets de l’app Claude ?
L’accès aux fichiers. Chat ne voit que ce que tu envoies ; Cowork voit une VM isolée avec les dossiers que tu connectes ; Code travaille directement sur ton dossier de projet. Retiens : réfléchir / déléguer / construire.
L’app Claude desktop est-elle gratuite ?
L’app se télécharge gratuitement ; ce que tu peux faire dedans dépend de ton abonnement. Cowork et Code demandent un abonnement payant, et l’usage partage un seul quota entre toutes les surfaces.
C’est quoi, les Desktop Extensions ?
Des connecteurs locaux en un clic (fichiers .mcpb) qui permettent à Claude d’atteindre les outils et les données de ta machine. C’est le principal avantage structurel sur l’app web, où les connecteurs sont uniquement web.
Claude peut-il contrôler tout mon ordinateur ?
Seulement si tu actives le computer use (research preview, Pro/Max, désactivé par défaut), et même là, par niveaux : navigateurs en lecture seule, terminaux en clic seulement, autorisation par app à chaque session.
Windows ou Mac ?
Les deux : macOS 12+ et Windows 10+, avec Linux en bêta. Les sessions peuvent passer du desktop au terminal et au web.
J’ai encore besoin de la version terminal de Claude Code ?
Non. L’onglet Code, c’est Claude Code complet, avec des diffs visuels, des sessions en parallèle et un terminal intégré. La CLI reste là pour les usages dans le terminal et l’automatisation ; les deux partagent l’historique.