KYH et import de ton historique.
Deux façons de rendre ton clone moins générique, vite. L’entretien capte où tu vas. Les imports captent d’où tu viens. Fais les deux.
KYH : Know Your Human
KYH est un entretien en douceur que ton clone mène pour te comprendre : tes objectifs, tes valeurs, ce qui te donne de l’énergie, ce qui t’en prend, ta façon de décider. Il pose une question à la fois, comme quelqu’un qui écoute bien, pas comme un formulaire. Tu parles, c’est lui qui écrit tout.
Trois choses à savoir :
- Tu peux le passer. Dis « plus tard » pendant l’installation et rien n’est perdu.
- Tu peux le reprendre. Arrête en plein entretien quand tu veux. Lance
/klyr:kyhà tout moment et il reprend là où tu t’étais arrêté, sans redemander ce qu’il sait déjà. - Il vaut la peine d’être refait. Tes objectifs bougent. Une courte session toutes les quelques semaines garde ton clone précis sur qui tu es aujourd’hui, pas sur qui tu étais à l’installation.
Tout ce qui est sensible reste sous ton contrôle : avant d’écrire quelque chose de durable sur toi, ton clone le dit en mots simples et te demande. Tu peux passer n’importe quelle question. La session s’arrête dès que tu le veux.
Importer ton historique
Si tu as un passé avec ChatGPT ou Claude, ton clone peut en hériter. Les imports deviennent de la mémoire dormante : consultable par recherche, et datée avec les vraies dates, pas la date de l’import. Une conversation de mars 2024 reste une conversation de mars 2024.
Cinq imports sont disponibles :
- ChatGPT : exporte tes données depuis ChatGPT (tu obtiens un fichier appelé
conversations.json), puis demande à ton clone de l’importer. - Claude : même principe avec un export Claude.
- Claude Code : tes anciennes sessions Claude Code sur cette machine peuvent aussi être rangées en mémoire.
- Gemini : même principe avec un export Google Takeout de ton activité Gemini.
- OpenClaw : ton historique OpenClaw peut aussi être repris.
Demande tes exports (fais-le tôt)
Les exports mettent du temps à arriver, alors demande-les avant d’en avoir besoin :
ChatGPT : dans ChatGPT, ton profil → Settings → Data controls → Export data → Confirm export. OpenAI t’envoie un lien de téléchargement par e-mail. Ça peut prendre d’une heure à quelques jours, et plus ton historique est gros, plus c’est long.
Le seul piège : ce lien de téléchargement meurt 24 heures après l’arrivée de l’e-mail. Quand l’e-mail arrive, télécharge le zip tout de suite et garde-le (le Bureau fait l’affaire). Le fichier téléchargé, lui, n’expire jamais.
Claude : sur claude.ai, tes initiales → Settings → Privacy → Export data. L’e-mail arrive en général vite. Même réflexe : télécharge le zip et garde-le.
Si un export arrive plus tard que prévu, rien n’est perdu : l’importer ensuite prend deux minutes. Demande à ton clone d’importer le fichier, puis demande-lui d’affiner ce qu’il sait de toi avec ce qu’il vient d’apprendre.
Toujours un essai à blanc d’abord
Chaque import fait d’abord un essai à blanc avant de toucher à quoi que ce soit : il lit ton export, compte les conversations, montre la période couverte, et n’écrit rien. Tu vois exactement ce qui serait importé avant de t’engager. Après un vrai passage, il affiche un rapport de ce qui est arrivé.
La même protection s’applique ici que partout dans la mémoire : tout ce qui ressemble à un identifiant (mots de passe, clés, jetons) est masqué avant d’être stocké.
Import ou entretien ? Les deux.
Un import donne à ton clone ton passé. Il ne remplace pas KYH : l’historique, c’est ce qui s’est passé. L’entretien, c’est ce que tu veux ensuite. Le meilleur départ, c’est une courte session KYH avec ton historique importé derrière.